Guides & conseils 7 mai 2025 6 min de lecture

Conduire avec une sclérose en plaques : ce qu'il faut savoir

Conduire avec une sclérose en plaques : ce qu'il faut savoir

La sclérose en plaques (SEP) évolue par poussées, avec des symptômes qui varient d'une période à l'autre : fatigue, troubles visuels, baisse de force, difficultés de coordination. Dans ce contexte, une question revient souvent : peut-on continuer à conduire ? La réponse est oui, dans la majorité des cas, à condition d'adapter la conduite à son état du moment et de suivre le cadre médical prévu.

La SEP n'interdit pas de conduire

En elle-même, la sclérose en plaques ne constitue pas un motif d'interdiction de conduire, ni de limitation automatique de la validité du permis. Ce qui compte, ce sont les symptômes et leur retentissement sur la conduite.

Certains signes peuvent en revanche poser problème : des troubles visuels permanents, une fatigue importante, ou des troubles cognitifs réduisant les capacités de réaction. C'est pourquoi chaque situation s'apprécie individuellement : il n'y a pas de règle globale.

Un cadre médical à respecter

Depuis l'arrêté du 28 mars 2022, la conduite est considérée comme incompatible jusqu'à un avis médical spécialisé, appuyé sur un bilan réalisé par une équipe pluridisciplinaire comprenant au moins un médecin spécialiste et un ergothérapeute.

À l'issue de ce bilan, plusieurs conclusions sont possibles :

  • une compatibilité définitive avec la conduite ;
  • une compatibilité temporaire (avis à durée limitée, à renouveler) ;
  • une compatibilité sous réserve d'aménagements du véhicule ;
  • ou, plus rarement, une incompatibilité.

Ce passage par un avis médical n'est pas une contrainte inutile : il protège votre sécurité et celle des autres, et il conditionne aussi le financement d'un éventuel aménagement.

Des solutions évolutives, adaptées à la maladie

La particularité de la SEP, c'est son caractère évolutif. L'aménagement doit donc pouvoir s'ajuster à votre niveau de motricité du moment, sans tout remettre en cause à chaque poussée.

Plusieurs équipements se prêtent bien à cette logique modulaire :

Retrouvez le détail sur notre page dédiée à la conduite avec une sclérose en plaques.

Le parcours, étape par étape

  1. Faites le point avec votre neurologue sur l'évolution de vos symptômes.
  2. Passez le bilan pluridisciplinaire (médecin spécialisé + ergothérapeute) prévu par la réglementation.
  3. Obtenez l'avis d'aptitude (définitif ou temporaire), avec les aménagements éventuels.
  4. Équipez le véhicule selon les mentions inscrites sur votre permis.
  5. Anticipez les renouvellements si l'avis est à durée limitée.

Financer l'aménagement

Les équipements adaptés peuvent être pris en charge, notamment par la PCH aménagement de véhicule, dès lors qu'ils correspondent à une mention de votre permis. Selon votre situation professionnelle, d'autres aides peuvent compléter le financement.

Notre rôle : vous accompagner dans la durée

La SEP demande des solutions qui évoluent avec vous. Acces Mobilité équipe le véhicule une fois votre aptitude validée, et privilégie des équipements que l'on peut faire évoluer au fil du temps.

Le meilleur moyen de trouver la bonne configuration reste de la tester : nous proposons un essai à domicile gratuit, sans engagement. Vous vivez avec une SEP et vous vous interrogez sur la conduite ? Contactez-nous, on avance avec vous, à votre rythme.

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